L'histoire de la savate boxe française

Née à Paris, la savate boxe française est un sport de combat de percussion, pratiquée depuis la première moitié du 19ème siècle. Elle est l’héritière d’une culture traditionnelle française, des duels à l’épée et de l’escrime, dont elle reprend le vocabulaire et l’esprit. Théophile Gauthier dira qu’elle « est un art très savant, très raisonné : c’est l’escrime sans fleuret ».

« Savate » signifie vieille chaussure, la particularité de la savate boxe française est que toutes les surfaces de la chaussure sont utilisées pour toucher l’adversaire. 

À l’origine, il s’agissait de rixe à mains nues, intégrant les pieds, pratiquée en priorité par le peuple, l’aristocratie et la bourgeoisie vont peu à peu d’approprier cette pratique dès les années 1820.  C’est un maître d’armes Michel Casseux, qui est à l’origine de la savate, et Charles Lecour qui crée la « boxe française » dans les années 1830, réunissant techniques de pieds de la savate et de poings provenance de la boxe anglaise. Joseph Charlemont et son fils Charles codifieront toutes ces techniques pour en faire la boxe française que nous pratiquons toujours aujourd’hui.

Au début du 20ème siècle, elle est enseignée à l’armée, au lycée et dans les sociétés sportives. Elle est aujourd’hui devenue un sport international, pratiqué dans plus de 90 pays dans le monde. Désignée « savate boxe française » depuis 2002, elle fait partie du patrimoine culturel immatériel français depuis 2015.

La Fédération Française de Savate boxe française compte près de 60 000 licenciés, dont 43% de femmes, et la Fédération Internationale de Savate existe depuis 1985. 

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A gauche : carte postale - DR
A droite : © Isabelle Maltese 

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